Le métier de télépilote

Le métier de télépilote

Le métier de télépilote de drone est aujourd’hui en pleine expansion et offre des perspectives d’emploi. Exploité dans divers domaines d’activités, l’utilisation du drone peut amener son pilote à travailler pour différents secteurs.

 

Souvent perçu comme un gadget technologique, le drone acquiert pourtant une place de plus en plus grande dans le monde professionnel et son utilisation est soumise à un cadre réglementaire strict. Un drone professionnel n’est pas un jouet, il peut engendrer des blessures et des dégâts graves.

Le télépilote n’a pas pour unique mission de télécommander l’appareil, il est notamment chargé de la prise de vue du drone, de rédiger des rapports de vol, d’assurer la maintenance technique de l’appareil et d’être en contact avec les centres de contrôle aérien lors de ses missions.

La prise de vue avec les drones est de plus en plus fréquente dans des secteurs divers comme le BTP, l’agriculture ou l’environnement, l’ingénierie, la photographie ou l’audiovisuel, la surveillance ou encore l’armée.  Depuis l’année 2012, le règlement portant sur le pilotage d’un drone a été réglementé selon
4 scénarios de vol :

S1 : vol en zone non-peuplée avec un éloignement de 200 mètres du pilote et 150 mètres d’altitude maximum. Le poids du drone ne doit pas dépasser les 25 kg.

S2 : vol en zone non-peuplée avec un éloignement de 1 kilomètre du pilote et 150 mètres d’altitude maximum avec un drone de mois de 2kg, altitude limité a 50m avec un drone de plus de 2kg. Les drones doivent toutefois être équipés d’un module coupe-circuit en option pour prétendre à une homologation S2. Il est donc possible de piloter sans voir son appareil à condition d’être en dehors des zones peuplées. Quoi qu’il en soit, une autorisation préalable de la DGAC est nécessaire pour ce type de vol.

S3 : vol en agglomération avec un éloignement de 100 mètres du pilote et 150 mètres d’altitude maximum. C’est le seul scénario qui permet de voler dans des zones peuplées (proximité de personnes ou d’animaux minimum 30 m), ou sensibles et en agglomération. Le scénario S3 est accessible aux drones sans parachute de moins de 2kg. Au-delà de cette masse et ce jusqu’à 8 kg, il faudra équiper votre drone d’un système de coupe circuit et d’un parachute. A partir de 4 kg le coupe circuit et le parachute doivent fonctionner avec une alimentation et un émetteur indépendant. Le pilote doit pouvoir fournir une attestation qui lui a été délivrée par la préfecture en cas de contrôle.

S4 : vol en zone non-peuplée, avec une distance illimitée entre le pilote et le drone et 150 mètres d’altitude maximum. Cette situation de vol est celle utilisée pour faire des prises de vue ou de la surveillance. C’est un scénario peu courant qui nécessite une formation de pilote habité. Très peu de personnes sont qualifiées et autorisées pour réaliser ce type de vol. Ce sont en général des aéronefs de type « avions » avec des longues autonomies pour des missions de surveillance.

Pour les 3 premières situations, le certificat d’aptitude à l’examen théorique de télépilote de drone est obligatoire. Celui-ci est délivré par la DGAC et DSAC. Il s’agit d’un QCM de 60 questions où 40 bonnes réponses sont requises. Pour la 4ème situation, il faudra décrocher un diplôme théorique de pilote PPL.

Sera également obligatoire une attestation de fin de formation pratique au télépilotage de drone (anciennement DNC).

Le pilote doit également remplir et garder à jour un MAP (Manuel d’Activités Particulières).

Le pilote doit ensuite déclarer son activité, homologuer et enregistrer ses drones auprès d’Alpha Tango, site mise en place par la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile).

Un télépilote gagne entre 30 et 60k €/an selon son expérience. Plus de 2 000 sociétés françaises évoluent aujourd’hui dans le secteur du drone selon la Fédération Française du Drone. Les applications et les débouchés sont nombreux : audiovisuel, industrie, agriculture, architecture, inspection… Les technologies évoluant sans cesse, on peut imaginer que de nouveaux débouchés verront le jour…